Le 13février de cette année, un vendredi, j'ai attendu pendant 15minutes en bas de le voie numéro 10 à la gare du Midi à Bruxelles. J'attendais une fille que je connaissais à peine, qui m'était pour ainsi dire presque inconnue...
Elle n'arriva pas au rendez-vous! Crédit hs des deux côtés, impossible de communiquer. Je commençais à me demander si je ne m'étais pas fait avoir, si c'était une blague... mais après m'être fait tout les films possible en tête je me rappelai que la gare du midi comporte deux couloirs d'accès aux voies! Je décidai donc d'aller voir de l'autre côté de la voie 10, dans un dernier espoir de la trouver!
Cette fille, je l'ai rencontrée pour le première fois le jour de mes 20ans, à St-Luc à Tournai. Nous n'avons pas beaucoup parlé ce jour-là mais quelque chose se passait, quelque chose qui n'a pas besoin de parole. Elle me parla de Kim Lao en chansons, me fit découvrir cette facette de sa personne, son univers que j'avais effleuré longtemps auparavant, et qui m'avait déjà fait frémir sans savoir que c'était elle, la fille avec qui je sympathisais. Ironie du sort, coïncidence farfelue? Je ne le saurai jamais. Quoi qu'il en soit, ces deux personnes distinctes se retrouvaient combinées devant moi qui ne savais plus quoi en penser. J'étais un peu stressé, timide, distant mais au fond de moi le bonheur m'envahissait, petit et frêle mais déjà présent. Nous nous sommes quitté ce jour-là assez tôt, un bisou tiède retenu sur ma joue fraîche dû au froid de l'hiver belge.
Nous avions organisé d'aller en soirée à Bruxelles le vendredi et c'est pourquoi elle venait passé le weekend chez moi.
Mais continuons! Je marchais sur la voie 10, vers la sortie secondaire, une cigarette à la bouche... je m'approche de l'escalier et tout en bas je vois une jeune fille qui attend avec des sacs, en jupe noire, collant fuchsia, converse et petit haut sympathique. Je descend et là, elle se retourne, mon c½ur frappe fort dans ma poitrine (j'étais un peu excité après cette attente ^^)... Elle me fait deux bisous, j'avais déjà oublié les coutumes françaises après deux ans passés parmi eux. Tout de suite, une bonne ambiance s'installe, on se parle, on programme le weekend, tout en prenant le métro vers mon piètre logis ^^ Nous étions contents de nous voir, enfin seuls! Des idées me traversaient la tête... que se passerait-il ce soir? Qu'allions-nous faire? Après plus d'un an de célibat, la question ne devrait pas se posé, mais j'étais troublé... troublé par cette personne, cette jeune fille qui, sans crainte est venue passer le weekend en Belgique à mes côtés.
Arrivé à mon appart, on se pose, je met un peu de musique, elle regarde mes photos, je la regarde, et je je me dis qu'elle me plait, rien de plus, juste elle me plait, c'est déjà beaucoup il faut me croire! Après cette petite "entrée en matière", encore distant, je lui propose d'aller boire un verre dans le centre... Au Corbeau on parle, on boit, on se familiarise.
Nous sortons de la brasserie, j'avais un petit peu les sens embrumés. dehors il faisait frais, nous sommes mi février, l'hiver est toujours là. Je pose mon bras sur son épaule, elle met son bras dans mon dos et nous marchons vers le métro bras dessus bras dessous. Quelques mètres plus loin, nous nous tenons la main, je me laisse faire, elle aussi, je suis aux anges, comme si le destin l'avait voulu. Après plus d'un an de galère, sans avoir vraiment fait tout pour, là, une jeune fille qui me plait de plus en plus depuis quelques heures me tient la main...
Mon c½ur s'emballe, je ne sais plus quoi penser, je me laisse porter par l'événement magnifique auquel je suis confronté. Ah! j'aperçois l'entrée du métro de la gare centrale! nous nous y engouffrons, passons devant quelques personnes et nous asseyions sur la banquette. Nous ne nous tenons plus la main lorsque le métro arrive, sortant des profondeurs de la ville plongée dans le noir. Arrivé à Arts-loi, nous changeons, de quai et attendons le métro pour mon quartier. Là, à ma plus grande surprise, la jeune fille qui étais devenue pour moi une personne précieuse et déjà indispensable, me prend dans ses bras, me serre fort, la tête enfouie dans ma veste. Mon c½ur n'avait jamais autant battu dans ma poitrine, je l'entoure de mes bras et pose ma tête sur sa chevelure noire. Je ne connaissais plus depuis longtemps l'apaisement qui m'emporta, je me senti vide, ou plutôt rempli de bonheur et vide de toute chose qui n'avait pas leur place à ce moment. Le bonheur fut tel que je ne pu en rester là, me dire que cette fille si mignonne, si apaisante, si tendre allait partir le lundi matin et que peut-être je n'allais plus jamais la revoir, cela m'était impossible, inconcevable. Un peu comme si un moribond trouvait une gourde pleine d'eau dans le désert et qu'il réfléchissait à la laisser là, n'y trouvant aucun intérêt valable. Non je ne pouvais m'y résoudre! Mes sens étaient en éveil, mon c½ur me faisait du bien et ne trahissait en rien ce que j'éprouvais à ce moment.
Le métro arriva. Et nous continuâmes (sisi ^^) notre câlin, inséparables vraiment.
De retour chez moi, mon esprit fut encore plus tourmenté qu'avant... qu'allions nous faire? Étions nous destinés à un simple weekend, ou bien serait-il possible que là, sous mes yeux, quelque chose de bien plus beau avait pris naissance? Je stressais. Je ne voulais pas faire de faux pas, ne pas avoir à regretter amèrement ce qui se passerait ensuite... Je ne voulais pas prendre le risque de salir, de détruire ce qui pouvait se produire de beau... J'étais amoureux, comme JAMAIS je ne l'avais été avant! Une personne que je connais à peine, rentre dans ma vie ô combien triste et m'accepte, me laisse goûter au plaisir partagé, aussi mince soit-il, et moi je ne trouve rien de mieux que de tomber éperdument amoureux d'elle pour un rien pour un tout, un acte si futile qu'un câlin sur un quai de métro et me voilà amoureux comme jamais, épris d'une fille qui m'a l'air bien, que je trouve mignonne mais avec laquelle je n'ai aucune perspective d'avenir! C'était une mission suicide en quelque sorte. Mon c½ur ne demandait qu'à servir à quelqu'un d'autre qu'à moi seul, et cette personne c'était elle, toi, Cécile.
Nous montâmes sur ma mezzanine pour regarder un film (la soirée en boîte étant définitivement annulée pour nous deux, sans que nous ayons eu besoin de le dire). Tu te poses contre mon épaule droite... nous regardons Requiem for a dream, dehors il fait nuit et le film est sans aucun doute la dernière chose qui m'intéressais à ce moment. Mon esprit volait partout, il réfléchissait à mille à l'heure, je gambergeais à n'en plus finir sur le comment agir au mieux. Ta tête est maintenant posée sur mon ventre, nous sommes bien, ta chaleur me réchauffe tout entier, le contact de ton corps et du mien à travers le tissus m'apaise à un point tel que je me restreint presque à aimer ce moment et à ne plus me soucier du future, c'est bien ainsi... Mais non ce n'est pas ce que je veux au plus profond de moi!
Soudain, lors d'une scène d'amour, tu relèves doucement la tête et la glisses lentement vers mon cou. Tout s'emmêle, mon esprit logique est parti, je ne peux plus refouler ce que je ressent pour toi, j'en ai marre, je ne veux pas que cela se passe autrement, j'ai tellement besoin de Toi, de ta présence, de ta douceur. Ma main gauche se pose délicatement sur ta joue et ta tête se relève, tu me tends tes lèvres, j'y pose les miennes. Tout mon corps fond, cette sensation presque oubliée du baiser me revient, avec une force incroyable, je savoure cet instant, tellement rare et puissant! Mon amour, à ce moment devint impossible à défaire, c'était toi, et Toi seule qui m'étais destinée, le reste, je l'avais oublié, tout le reste. Tu étais pour moi ce dont je manquais, tu étais devenue mon seul et unique but, je t'aimais plus que tout.
Le vendredi 13 n'est pas toujours chanceux, on le sais bien ^^, mais là, il m'a donné le chance de ma vie, la chance d'appréhender ce qui suivra, le courage pour surmonter toutes les épreuves et encore plus celles nous concernant!
Ma Chérie je te dois tant... mon amour est toujours intact, et il fleuri, petit à petit au fond de moi, et jamais le contraire ne m'a effleuré l'esprit.
Ton chéri qui t'aime tendrement.... <3 !